Les PLV, quoi, comment et pourquoi ?

Pourquoi toute cette polémique sur le lait de vache ?

L’histoire moderne du lait de vache commence il y a plusieurs dizaines d’années lorsqu’on commence à le présenter comme LE produit miracle de la nutrition. Une étude publiée en 1983 dans « The American journal of clinical nutrition » avance que le calcium contenu dans les produits laitiers prévient l’hypertension artérielle. Dans cette même étude, on vient avec l’affirmation qu’on ne peut rien conclure concernant le calcium issu d’aliments autres que les produits laitiers. Jusqu’en 2004, on trouve encore des recherches qui affirment que des composantes du lait, notamment le petit lait prévient et traite le cancer, prévient l’hépatite C et donné en supplément aide à guérir l’hépatite B et C, retarde la déclaration du SIDA des personnes contaminés par le VIH, a un impact contre l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Le lait serait un produit riche en nutriments, en acides aminés, stimule l’immunité et detoxifie le corps.

En parallèle on trouve des études plus récentes qui au contraire diabolisent le lait et notamment le lait de vache, on l’accuse d’être à l’origine de cas de cancers de prostate, contribue à l'épidémie de l’obésité et des maladies cardiovasculaires.

Une étude publié par « European journal of nutrition » en 2013 et référencé par Springer met le point sur l’élevage des vaches productives du lait. A résulté de l’éloge qui entoure le lait lors des dernières décades, une production massive où des vaches sont élevées en captivité, ils sont alimentées constemment avec un fourrage en grande partie basée sur les céréales, le soja OGM, et des suppléments de micronutriments. La composition même du lait est affectée par ce mode d’élevage. Il en résulte (selon des recherches) du lait non propre à la consommation humaine.

Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) affirme que la consommation des produits laitiers n’est pas indispensable dans le cadre d’une alimentation diversifiée et équilibrée pour toute personne âgé de plus de 2 ans.

Aucune donnée officielle n’est disponible pour le Maroc quant à la quantité recommandé. Les USA recommandent un breuvage par repas, qui peut être un produit laitier, un jus de soja, etc.

Ou trouve-t-on les PLV ?

Lorsqu’on parle de produits laitiers, on se retrouve vite à parler du lait de vache, et particulièrement de la Protéine de Lait de Vache (PLV).

Il aurait été facile de dire que les PLV sont contenus dans le lait de vache. Ce qui rend la tâche plus difficile c’est d’énumérer tous ce qui contient justement le lait de vache.

Il est évident que les PLV sont contenus dans les produits laitiers sous toutes ses formes : lait, yaourt, fromages, crème fraiche, beurre.

Les desserts et pâtisseries de façon générale : les entremets, les gâteaux glacés, les mousses, les cakes, les flans, etc.

Le chocolat, le caramel, les biscuits du commerce, le pain du commerce.

Comme règle de base, il faut prendre l’habitude de lire les étiquettes des produits. Ici une liste non exhaustive des noms indiquant la présence de lait :

  • Albumine
  • Beurre
  • Crème
  • Caséïne
  • Caramel
  • Caséïnate
  • Lactalbumine
  • Lactoglobuline
  • Fromage
  • Poudre de lait
  • Lactose
  • Globuline
  • Babeurre
  • Lactoserum
  • Yaourt
  • Graisse butyrique
  • Protéines animales
  • Galactose
  • Lactosérum,
  • Ferments lactiques
  • E270 (acide lactique)
  • E325 (lactate de sodium)
  • E326 (lactate de potassium)
  • E327 (lactate de calcium)

Qu’est-ce qu’une éviction de PLV ?

L’éviction de PLV veut tout simplement dire arrêter la consommation des PLV sous toutes leurs forme pendant au moins 4 semaines (le temps nécessaire à l’organisme pour éliminer toutes les PLV du corps).

On peut parler d'éviction partielle lorsqu'on décide d'arrêter les produits où les PLV sont présents de façon importante.

PS: Il faut par ailleurs avoir une alimention équilibrée et diversifiée à coté.

Les PLV et l’allaitement, quel rapport ?

Vous n’avez jamais entendu parler des PLV jusqu’au jour où vous avez eu votre enfant ? On vous recommande d’arrêter les PLV parce que votre bébé a des coliques ou du RGO ? Vous ne comprenez pas pourquoi vous devez arrêter les produits laitiers en plus des fruits qui font des gaz, du café et de tout le reste ?

Sur cette section vous allez tous comprendre.

Bonne nouvelle, quand vous allaitez, vous pouvez TOUS manger à l’exception de la sauge (salmia). Oui oui, vous avez bien lu, vous pouvez manger de la pastèque, des fraises, boire du thé. Faites-vous plaisir, mangez ce que vous voulez, comme vous voulez, autant que vous voulez.

C’est la règle de base, et à toute règle une exception. Des bébés peuvent présenter des allergies à un aliment. En réaction à ce composant, le corps  produit de d’histamine qui elle est à l’origine des différents symptômes : rash, diarrhée, coliques, douleurs abdominales, constipation, plus rarement des chocs anaphylactiques.

Statistiquement, le produit laitier est le premier aliment relié aux réactions allergiques chez l’enfant. Suivi par (sans ordre) le soja, le gluten, les œufs, les cacahuètes, les noix et les fruits et légumes.

Plusieurs procédures de diagnostiques peuvent être utilisées pour confirmer l’allergie (des produits laitiers dans cet article) dont la provocation en laboratoire ou l’énumération du taux d’IgE et IgG. L’éviction reste l’un des moyens les plus efficaces et des moins risqués. 

Même si l'enfant ne consomme pas directement des PLV, il peut dévelloper des symptômes en réaction aux PLV consommé par sa mère et contenus en infime partie dans le lait maternel. La maman allaitante doit donc faire une éviction totale des PLV.

Plusieurs enfants arrêtent de réagir aux PLV vers 8 ou 9 mois. Si les parents le souhaites, ils peuvent l’introduire dans l’alimentation de leur enfant vers cette âge en suivant les protocoles d’introduction, à savoir un seul aliment à la fois, en toute petite quantité et faire attention aux moindre signes.

Références

Ackley, S., Barrett-Connor, E., & Suarez, L. (1983). Dairy products, calcium, and blood pressure. The American journal of clinical nutrition, 38(3), 457-461.

Chan, J. M., Stampfer, M. J., Ma, J., Gann, P. H., Gaziano, J. M., & Giovannucci, E. L. (2001). Dairy products, calcium, and prostate cancer risk in the Physicians' Health Study. The American journal of clinical nutrition, 74(4), 549-554.

Kratz, M., Baars, T., & Guyenet, S. (2013). The relationship between high-fat dairy consumption and obesity, cardiovascular, and metabolic disease. European journal of nutrition, 52(1), 1-24.

Marshall, K. (2004). Therapeutic applications of whey protein. Alternative Medicine Review, 9(2), 136-157.

Pereira, M. A., Jacobs Jr, D. R., Van Horn, L., Slattery, M. L., Kartashov, A. I., & Ludwig, D. S. (2002). Dairy consumption, obesity, and the insulin resistance syndrome in young adults: the CARDIA Study. Jama, 287(16), 2081-2089.

http://www.fao.org/nutrition/nutrition-education/food-dietary-guidelines/en/

www.foodallergy.org

www.aaaai.org

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